5 millions de plus investis dans l'impact

5 millions de plus investis dans l’impact

La Coopération luxembourgeoise investit dans le Fonds BLOC Smart Africa, issu de la plateforme d’investissement d’impact « SDG500 ». Elle a pour objectif d’investir 500 millions de dollars pour appuyer des centaines d’entreprises sur les marchés émergents en faveur des 17 objectifs de développement durable.

Elle vient d’être lancée depuis Davos, et elle trouve déjà écho au Luxembourg, tant pour l’investissement en soi que pour la gestion du portefeuille. SDG500 est une plateforme d’investissement d’impact dont l’objectif est d’investir 500 millions de dollars pour appuyer des centaines d’entreprises sur les marchés émergents en faveur des 17 Objectifs de développement durable. Annoncée le 22 janvier en marge du Forum économique mondial à Davos, cette plateforme est un partenariat multi-acteurs qui comporte des gouvernements, la Commission européenne, des entités des Nations Unies, des organisations non-gouvernementales et des sociétés d’investissement privées.

Au Luxembourg, la Direction de la coopération au développement et de l’action humanitaire attachée, au ministère des Affaires étrangères et européennes, a aussitôt réagi. La Coopération luxembourgeoise a annoncé un investissement de 5 millions d’euros dans le fonds BLOC Smart Africa, qui vise à soutenir les start-ups africaines actives dans les nouvelles technologies.

Six fonds sous-jacents

La plateforme SDG500 est une première en son genre. Elle offre une exposition à six fonds sous-jacents, à savoir le Fonds ABC et le Fonds BUILD - auxquels la Coopération luxembourgeoise a déjà contribué - le Fonds CARE SheTrades, le Fonds HEAL, le Fonds BLOC Latin America et le Fonds BLOC Smart Africa. La Coopération luxembourgeoise a d’ores et déjà décidé d’investir 5 millions d’euros dans le Fonds BLOC Smart Africa.

Selon le communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères et européennes, « les fonds publics serviront de levier pour mobiliser un multiple de capitaux privés en faveur des objectifs du développement durable. Les financements cibleront des entreprises actives dans les domaines de l’agriculture, de la finance, de l’énergie, des nouvelles technologies, de l’éducation et de la santé, ceci en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et dans les régions caraïbes et pacifiques ».

À noter que la gestion des portefeuilles incombera au gestionnaire de fonds Bamboo Capital Partners, établi au Luxembourg.

Le Luxembourg dans le peloton de tête

La Coopération luxembourgeoise se place depuis l’an 2000 dans le groupe des cinq pays industrialisés qui consacrent plus de 0,7 % de leur revenu national brut (RNB) à la coopération au développement. Depuis 2009, l’aide publique au développement (APD) atteint 1 % du RNB, conformément à l’engagement pris dans le programme gouvernemental pour la période 2013-18. L’APD est mise en œuvre par les instruments de la coopération bilatérale ou/et multilatérale, de l’appui aux programmes et de la coopération avec les ONG de développement.

L’aide publique grand-ducale au développement comprend par ailleurs un important volet d’action humanitaire. Selon les critères de la Coopération luxembourgeoise, elle « permet de répondre primordialement sous forme d’aide d’urgence en cas de catastrophes humanitaires, catastrophes naturelles ou conflits violents. L’action humanitaire intègre également un volet prévention des catastrophes humanitaires ainsi qu’un volet transition, entre une catastrophe humanitaire, la reconstruction et la reprise des activités de développement ».

Alain Ducat

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Publié le lundi 27 janvier 2020
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