Penser passif dès la planification

Par infogreen le 23/04/2014 - 9:00

Le choix du terrain, l’orientation et la configuration du bâtiment, ainsi qu’une protection efficace contre la surchauffe, sont des facteurs décisifs

Economique et écologique, une maison passive en maçonnerie traditionnelle est, en plus, facile et agréable à vivre. Alors pourquoi attendre plus longtemps pour adopter le standard de demain, d’autant plus qu’il est encore temps, pour la dernière année, de profiter d’aides financières étatiques importantes? Attention toutefois à bien vous entourer pour obtenir les résultats escomptés.

Tout le monde sait aujourd’hui qu’une maison passive est définie par sa consommation très réduite en énergie (entre 1,5 et 2 litres de mazout par m2 et par an), mais ce qui est moins connu, c’est qu’outre les bénéfices que ce type de construction apporte à l’environnement et au portefeuille de ses propriétaires, elle offre une qualité et un confort de vie inégalables. D’abord parce qu’une isolation optimale permet de garder des murs chauds ce qui contribue, par rayonnement, à la sensation de chaleur éprouvée par les habitants et ensuite parce qu’une maison étanche est une maison sans courant d’air.

Le renouvellement de l’air est automatiquement assuré par un système de ventilation mécanique qui évacue les odeurs, l’air vicié, les polluants et l’humidité et, contrairement aux idées véhiculées par certaines légendes urbaines qui font passer les maisons passives pour des boîtes closes et hermétiques, il faut savoir que les fenêtres peuvent être ouvertes en cas de besoin. La ventilation demande un entretien minimal consistant en un dépoussiérage trimestriel et un changement des filtres biannuel. De quoi balayer toutes les idées reçues qui subsistent encore. Il suffit d’y passer quelques heures pour en être convaincu: une maison passive est bel et bien sûre, saine, confortable et facile à vivre!

A condition toutefois de respecter certains critères essentiels, d’où l’importance de planifier son projet avec une équipe de professionnels pour atteindre l’objectif visé. Une maison passive doit être conçue en impliquant l’ensemble des intervenants (maître d’ouvrage, architecte, conseiller énergétique, constructeur, etc.) car chaque détail compte. C’est là qu’intervient CLK. Son rôle est de coordonner tous les acteurs pour garantir une collaboration optimale entre eux, collaboration qui est indispensable à la bonne réalisation du projet. «Il faut penser passif dès la conception. Le choix du terrain, l’orientation et la configuration du bâtiment, ainsi qu’une protection efficace contre la surchauffe, sont des facteurs décisifs pour tirer le meilleur parti de la chaleur du soleil», souligne Jamie Ferris, «Nous sommes certifiés "Energie fir d’Zukunft +" par la Chambre des Métiers, nous savons donc comment concevoir, en partant de zéro, un avant-projet qui prenne en compte toutes les spécificités d’une maison passive. De plus, nos avant-projets sont gratuits et sans engagement». CLK assure également le suivi du chantier jusqu’à la remise des clés. Plusieurs blowerdoor tests, qui visent à vérifier l’étanchéité de la maison en mesurant la différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur, sont réalisés à des étapes cruciales du chantier.

L’assurance d'un investissement durable

En matière de construction, et plus particulièrement en matière de construction passive, la maçonnerie traditionnelle a fait ses preuves grâce à de nombreux atouts: une excellente inertie synonyme d’économies de chauffage en hiver et d’absorption des pics de chaleur en été, une bonne résistance à l’humidité, une parfaite isolation acoustique, un impact environnemental réduit grâce entre autres à l’utilisation de matériaux locaux et au faible apport en traitements, solvants ou agents chimique, une longévité établie et une protection contre les ondes électro-magnétiques. «Actuellement, on entend beaucoup parler de constructions en bois, mais il faut savoir que l’ossature bois travaille et que pour la rendre étanche, elle doit être bardée de pare-vapeurs et de films étanches peu durables. Le bois massif, s’il provient d’Europe, doit subir des traitements qui ne sont pas totalement écologiques pour être résistant face aux intempéries. Seules quelques variétés de bois exotiques le sont naturellement, mais doivent parcourir des milliers de kilomètres en bateau, ce qui n’est pas plus respectueux de l’environnement», explique Jamie Ferris.

Opter pour une maison passive de construction traditionnelle, c’est donc aussi avoir l’assurance que son investissement est durable et qu’il ne se dévalorisera pas avec le temps. Justement, 2014 est le moment idéal pour investir dans ce qui deviendra bientôt un standard, puisque la législation luxembourgeoise imposera dès 2017 que toute maison construite entre dans la classe de performance énergétique AAA. Il est encore temps, jusqu’à la fin de cette année, de profiter des primes offertes par le gouvernement qui vont de 24.000 à 36.000 euros.

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Photo ©Marlene Soares pour LG Magazine